Allaitement ou biberon : laissons parler notre instinct !

bebe-biberon-blessuresA peine pointé le bout de son nez, que Titou veut manger!

Là deux options, l’allaitement ou le bib.

L’allaitement, tout le monde connaît ses bienfaits pour l’enfant mais je ne pourrais absolument pas vous en parler car – certaines vont peut-être bondir- j’ai choisit de lui donner le bib. Ce n’est même pas que je n’ai pas pu, non, non, je n’ai juste pas voulu.

Alors mère indigne? Peut-être. Je me suis posée la question un moment.

En particulier le jour où j’ai fais ma première visite à la pmi pour faire peser Titou. J’étais rentrée de la maternité deux jours avant et ma césarienne me titillant encore un chouille, Maman m’avait accompagnée pour m’éviter d’avoir à porter le couffin.

Arrivées à la pmi, nous sommes prises en charge par une puéricultrice à priori charmante. Je dis bien a priori. Elle pèse mon bébé, me pose quelques questions pour savoir si tout se passe bien depuis mon retour.

Première erreur :

Je lui demande s’il est possible que je n’entende pas mon bébé pleurer la nuit (oui je me suis fait des flippes un peu bizarre et alors?)

Première leçon de morale : “Comment? votre bébé ne dort pas dans votre lit, mais vous ne vous rendez pas compte.

Il a passé 9 mois dans votre ventre, la naissance est un moment très éprouvant, il doit sentir votre présence. Et encore, si vous avez peur de l’écraser (sans blague que j’ai peur, il y avait des affiches partout sur les murs de la mater à ce sujet ! ) vous le mettez dans un couffin au pied de votre lit, blablablabla….” Bref Mauvaise Mère +1.

Deuxième erreur :

à la question “ça se passe bien l’allaitement?”, je réponds que je donne le biberon donc oui ça va, il mange bien.
Résultat : deuxième leçon de morale! J’ai eu le droit à un laïus à peu près de cet ordre : “Enfin madame, l’humain est la seule espèce animal à qui l’on donne le choix.

C’est une honte, c’est contre la nature, vous ne pensez pas au bien-être de votre enfant etc etc…” devant mon air déconfit, elle finit par se calmer et m’explique qu’il faut que je  sache tout de même que je peux reprendre l’allaitement quand je le souhaite, que je suis programmée pour ça.” Jusque là, on peut se dire que c’est une fervente défenseuse de l’allaitement.

J’acquiesce, pensant qu’elle va bien finir par passer à autre chose, mais la suite je ne m’y attendais pas.
D’un coup, elle se retourne vers Maman : “Et vous savez Madame, en tant que grand-mère de cet enfant, vous aussi vous pourriez l’allaiter, il suffirait de le mettre au sein pour que vous ayez une montée de lait!” Silence.

Ma mère et moi nous regardons, horrifiées, je reprends ma crevette, le rhabille dare-dare et file sans demander mon reste.
Inutile de préciser que je n’y ai plus jamais mis les pieds !

Suis-je une aussi mauvaise mère que ça parce que je n’ai pas allaité mon fils? En fait je ne crois pas.

L’allaitement ne me disais rien, mais alors vraiment rien et nourrir mon fils totalement stressée et à contre-cœur je ne suis pas sûre que cela aurait été vraiment bénéfique pour lui.

Quand je voyais toutes ces mamans qui faisaient de leur mieux à la maternité, en pleurant, et le bébé qui hurlait parce que ça ne marchait pas… croyez-moi que de voir le mien descendre goulument ces quelques millilitres de lait maternisé tranquillement, me faisait vraiment plaisir.

Bien sûr, il y a toutes celles pour qui c’est un vrai bonheur, celles-là, quelque part, je les envie. Mais pour toutes les autres qui ne sont, comme moi, pas tout à fait convaincues de le vouloir, je n’aurais qu’une chose à dire : laissons parler notre instinct.

Qui sait, peut-être que pour le prochain nous serons prêtes….ou pas!