Je suis devenue une Bricolo Girl !

bricolo-girlNe me parlez plus de vis, boulons, tournevis plats, tournevis cruciformes, clés Allen, marteau, guides de montage… Je n’en peux plus, je sature, je déborde, je transpire, je vomis tout ça…

 

J’ai passé mon week-end dans les cartons : ma MiniBri étant maintenant une grande fille, il était plus que temps de changer sa chambre de bébé contre une chambre de grande avec un grand lit, une grande armoire, de grands rangements pour ses grands et nombreux jouets… Bref, il a fallu repenser sa chambre en plus grand…

 

Hier matin, dès 9 heures, me voilà greffée avec un tournevis à la main pour démonter son ancienne chambre… avec en bruit de fond, une MiniBri qui m’a répété un demi-million de fois « Môman… Qué tu fais ? »… Ca met en forme pour le début du week-end. Ma meilleure amie arrive, on part déposer ma fille chez ma mère et hop, en route pour Ikéa pour aller récupérer l’armoire qui manquait encore à la panoplie parfaite de chambre de petite fille…

 

Histoire de ne pas nous laisser aller, nous sommes allées déjeuner au resto… où on s’est fait une ventrée de foie gras ! Oui, nous savions que nous avions besoin de forces, donc, il fallait bien qu’on se soigne ! (Ca se voit là, qu’on a essayé de se donner bonne conscience ?)

 

C’est donc avec du foie gras dégoulinant du coin des lèvres que nous sommes arrivées à Ikéa. Cherche l’armoire, trouve l’armoire, mets-la dans ton chariot… Enfin, essaie de la mettre dans le chariot ; parce qu’allez savoir pourquoi, tout chariot normalement constitué commence à prendre la fuite dès qu’on s’approche avec un colis qui fait plus de dix kilos. Ce que ça peut manquer de courage un chariot suédois !… Dans un éclair de lucidité, nous nous sommes rendues compte que si on devait s’y reprendre à 3 ou 4 fois pour déposer un colis dans le chariot, le transférer dans la voiture puis le monter chez moi risquait d’être épique… et ça l’a été…

 

Arrivées à ma voiture, on commence à étudier le problème que se pose la moitié des gens qui ressortent d’Ikéa : comment tout faire rentrer ?… On rabat les sièges, on réfléchit, on manœuvre, on pousse les cartons, je me retrouve accroupie dans le coffre avec les fesses qui ressortent, en train de transpirer comme une âne… Glamour attitude quand tu nous tiens !… Un grand moment de bonheur… Je pense que ma réputation à Ikéa est faite… Mais tout est rentré ! (dans la voiture, je précise !)

 

Même opération, en sens inverse, arrivées chez moi, avec en bonus les colis à monter dans mon escalier en colimaçon. J’ai laissé sur le crépi la moitié de mon avant-bras droit avant que ma meilleure amie et moi attrapions un fou rire, le cartons de 40 et quelques kilos dans les bras. Est-ce que quelqu’un a une théorie qui explique pourquoi toute femme qui transporte un objet lourd se met invariablement à rire ?

 

Et, c’est là qu’a commencé notre mutation génétique : des clés Allen et des tournevis ont commencé à pousser à la place de nos mains. Mais comme nous sommes des femmes, tout s’est passé dans la bonne humeur. Parce que oui, il faut le dire : un homme qui se retrouve face à un meuble à monter décrète au bout de deux minutes que le plan est mal fait, qu’il manque des vis, que les suédois feraient mieux de s’en tenir à fabriquer des saunas plutôt que des meubles et, au bout d’une heure, généralement, il hurle. Alors que nous, bien consciencieusement, nous avons trié chaque élément, classé, suivi à la lettre les instructions, et éclaté de rire à la 23ème latte du sommier que nous vissions… Et nous avons été redoutables d’efficacité !

 

D’accord, notre efficacité me vaut aujourd’hui d’avoir mal aux mains, au dos et de souffrir, psychologiquement, d’un abus de montage de meubles, mais, la chambre de ma fille est montée et MiniBri est folle de joie d’avoir passé sa premièrenuit dansun lit de grande. Depuis hier soir, elle me répète toutes les 10 minutes « J’adoooore, ma chambre ! ».

 

Aujourd’hui, il ne me restait plus qu’à monter les tiroirs, fixer quelques étagères et portes et… ranger… Je m’y suis mise dès ce matin mais là, je me demande vraiment si des lutins ne seraient pas passés dans la nuit pour vider deux bennes de jouets dans la chambre de ma fille. Entre le tri de ses habits, de ses jouets, de ses livres, la nouvelle déco, chaque chose à laquelle je dois trouver une nouvelle place, je suis loin de m’ennuyer…

 

Bref, ce n’est pas ce week-end que je me serais reposée… et je dois encore porter son ancienne chambre dans un dépôt vente dans la semaine…et au vu de la semaine qui m’attend, avec notamment une réunion parents-profs demain soir, je sens que je vais le regretter… Remarque, si, demain soir justement, je leur parlais en suédois, je devrais faire mon petit effet… Ou, je pourrais essayer de rentrer dans une salle de classe avec un marteau dans une main et un tournevis dans l’autre en hurlant « Välkommen till min klassrummet », je pense que je pourrais me faire des amis…