J’ai marié ma meilleure amie ! sniff

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Mademoiselle ma meilleure amie est devenue madame ma meilleure amie

Et voilà… Ca y est ! Cette grande journée que nous attendons depuis une année est passée : mademoiselle ma meilleure amie est devenue madame ma meilleure amie. Et cette journée qui a marqué ce changement de statut matrimonial pour elle fut une journée inoubliable et intense…

J’ai d’abord eu un gros coup de spleen, sur la route, en me rendant chez les futurs mariés : ma fille dormait, et moi, j’ai eu un grand moment de solitude, au volant de ma voiture, en train de chanter toute seule « moment of surrender »… Le coeur gros, les larmes aux yeux, un énorme ras le bol de ce célibat et puis…

Bison Futé a dû avoir pitié de moi : je me suis retrouvée au beau milieu d’un énorme bouchon avec la radio qui annonçait un temps de parcours énorme jusqu’à la sortie d’autoroute pour aller chez mon amie… Hein ? Quoi ? Du coup de spleen, je suis passée au stress en moins de deux minutes…

Je suis déjà en train de courir après le temps, là, ce n’est plus du jeu !

Ma meilleure amie m’attend pour s’habiller… et si je les écoute, à la radio,  je ne serai même pas arrivée pour les cérémonies civiles et religieuses !…

Ah non… Alors, là, même pas en rêve : ça fait des années que nous attendons de partager cette journée, et ce n’est pas un bouchon qui va m’en empêcher. Après quelques péripéties dont je ne me vanterais pas ici, (rien de très répréhensible, tout de même !), j’ai réussi à arriver chez ma meilleure amie avec plus de trente minutes de retard… mais je suis là !

Séquence émotion au moment de l’habillement : nous étions sa maman et moi en train d’habiller la future mariée, de lacer son bustier, d’attacher sa jupe, de lui passer les gants… et nous nous sommes regardées : elle était là, en mariée; nous vivions ce grand jour… on en a tellement parlé, on a tellement déliré sur ce jour, on a tellement imaginé de choses plus ou moins délirantes, et ce jour est aujourd’hui… Nous sommes restées quelques minutes dans les bras l’une de l’autre, en nous disant qu’on ne pouvait pas pleurer, qu’on était maquillées… et nous avons donné le départ des festivités.

Mairie… Lecture des articles du code civil… Et comme dans toute mairie qui se respecte, une chaleur épouvantable me fait me demander si on n’est pas en train de faire un remake de notre journée au hammam…

Echangement des oui… Ca y est ! Ils sont mariés ! Applaudissements qui n’en finissent plus. Je verse ma larme, avant de me retourner vers une copine : « ça va là, je ne ressemble pas à un panda ?« . « Non, MC, ça va, ton maquillage n’a pas coulé !« …. Ouf, personne ne va me déposer au zoo !
Cérémonie religieuse. Je vois ma meilleure amie qui regarde chaque personne, les unes après les autres. Je la connais, elle essaie de » prendre des photos mentales » comme dirait JCVD, de se souvenir de chacun. On décèle l’émotion chez les jeunes mariés. Le prêtre nous fait un serment digne de Florent Pagny : « Il faut savoir aimer blablablabla… Apprendre à aimer, c’est blablablabla…« . J’ai bien regardé, il n’avait pas de petite barbichette tressée, il ne sentait pas les « herbes aromatiques », et je ne le vois pas en train de chanter « ma liberté de penser »…

Ce n’était pas lui !  (et j’ai encore failli attraper un fou rire…) J’ai eu une petite pensée pour les fans de Bridget Jones quand il a dit : « Il faut savoir dire à l’autre qu’on l’aime tel qu’il est« . (Marc Darcy, sors de ce corps !… ). Et surtout, luxe suprême, il a zappé que je devais lire la prière d’intercessions et il l’a lue tout seul comme un grand…

Et enfin, la noce. Le lieu était superbe. L’ambiance extra. Les invités très sympathiques.

Le repas succulent… et j’ai fait un remake de la princesse aux pieds nus (sauf que moi, je suis une vraie fausse princesse) : dès que j’ai commencé à danser, j’ai enlevé mes chaussures et j’ai passé la fin de la soirée pieds nus, c’est vraiment comme ça que  je me sens le mieux (oui, c’est complètement contraire à mon addiction sévère aux chaussures !); et comme je suis plutôt du genre à squatter la piste de danse, j’ai fini la soirée en « princesse aux pieds noirs »…

Et puis, plein de moments d’émotions divers et variés, beaucoup de rires, des surprises étonnantes, des embrassades, des accolades, des étoiles dans les yeux, des mercis…

Après une courte nuit, nous nous sommes retrouvés chez les jeunes mariés pour une journée à 34 500 calories par heure. Les enfants en train de courir partout en riant, les ados au bord de la piscine en train de s’amuser et les adultes en train de parler et de rire encore et encore (c’est que le début d’accord, d’accord).

Et voilà… C’est fini.

Mais, pas totalement.

Nous emportons chacun de jolis souvenirs de ce moment. J’ai vu mes amis rayonnants comme jamais. J’ai entendu ma meilleure amie me dire qu’elle n’aurait jamais pensé que tout soit si parfait. J’ai appris à mieux connaître et apprécier certaines personnes… et je suis heureuse, tout simplement…